lundi 9 janvier 2012

Fantasia chez les ploucs



Non à la sinistrose : histoires d’en rire

A lire d’urgence, si ce n’est déjà fait,  pour une bolée de rire et une bouffée d’oxygène, antidotes souverains à la grisaille ambiante : « Fantasia chez les ploucs ». Charles Willams. Folio policier.

Quatrième de couverture :
« La plus fantastique chasse à l'homme du siècle. Confusion indescriptible. Véritable ruée de volontaires. Une prime de 500 dollars. Recherchée par le F.B.I., la police de 23 états et autant de gangsters notoires, la ravissante et déjà célèbre Caroline Tchou-Tchou se serait enfuie presque nue dans les marais. Toute la région participe aux recherches. » 

Notre avis :
Deux frères bouilleurs de crus et bookmakers, d'une ingéniosité diabolique pour les coups tordus, des malfrats chasseurs de lapins armés de mitraillettes, un shérif au bord de la folie, une strip-teaseuse nue, perdue dans la nature et recherchée par tous les mâles de la région, un vieil oncle qui construit une arche de Noé en prévision du déluge, le tout vu par les yeux candides de Billy, 7 ans. Désopilant !
 
En apéritif, les premières pages :
 « Ah ! Ça, pour un été, c’était un fameux été !
Comme dit Pop (Pop, c’est papa), les fermes, c’est fortifiant, et pour ce qui est d’en trouver une plus fortifiante que celle de mon oncle Sagamore, on peut chercher. Il y avait un lac où on pouvait attraper des poissons vivants, j’avais un chien, et puis il y avait tous les chasseurs de lapins avec leurs mitraillettes et aussi Miss Harrington. Elle était rudement gentille, c’est elle qui m’a appris à nager.

Miss Harrington ? Eh bien, c’est elle qu’avait le liseron qu’a été la cause de tout ce raffut. Vous savez bien ! C’est passé dans tous les journaux. Un liseron tatoué, avec des petites feuilles bleues, qui grimpait tout autour d’une de ses poitrines, comme un sentier grimpe après la montagne, avec une rose en plein milieu. Pop a fait un foin du diable parce que je ne lui en avais pas parlé avant, mais zut alors ! Comment j’aurais pu savoir que tout le monde n’en avait pas ? Moi, je pensais tout naturellement que les dames des bonnes œuvres en avaient aussi, un liseron tatoué dessus, mais jamais je leur ai demandé, vu que quand j’étais avec elles, je ne connaissais pas Miss Harrington, ni son liseron. »


Amusez-vous bien pour commencer l'année !

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