lundi 27 février 2012

Communiquer



Remue-méninges : échanges.


De notre premier cri à notre dernier soupir, nous ne faisons rien d'autre que communiquer avec notre environnement. Ces échanges nous sont aussi vitaux que l'oxygène que nous respirons.

Mais tout comme nous respirons sans y penser, nous communiquons comme Monsieur Jourdain faisait de la prose, sans savoir que nous le faisons.

Prenons un peu de recul et demandons nous ce qu'il se passe quand nous entrons (mal) en relation avec les autres, en particulier au travail :
  • "Nous ne nous entendons pas"
  • "Il est sourd à mes arguments"
  • "Je crie dans le désert"
  • "Il se ferme comme une huitre"
  • "Elle est ailleurs quand je lui parle"
  • "Elle est de mauvaise foi"
  • "Je ne le sens pas"
  • "Je ne parviens pas à établir de contact avec lui"
  • " Inutile de t'énerver !"

Pourquoi tous ces malentendus personnels ou professionnels qui nous gâchent la vie ?


Les billets à venir exploreront quelques pistes de réflexion sur les bonheurs et les "bugs" de nos échanges...



mercredi 22 février 2012

Une reconversion professionnelle



L’œil de la mouche :  celle que je suis devenue

Ceci est le témoignage d'un bilan qui a débouché sur une décision de totale reconversion professionnelle.

C... avait poursuivi des études longues, plus par raison que par intérêt véritable, et pris conscience d'une erreur d'orientation, après sept ans d'activité dans un secteur et une culture d'entreprise qui privilégiaient la "course" à la rentabilité. Elle cherchait une voie plus en accord avec son sens des valeurs, son propre tempo, ses centres d'intérêt, son désir de trouver du "sens" à son travail.

Elle a écrit ce texte, qui décrit la manière dont elle a vécu les étapes de ce changement, en fin de bilan de compétences...


"Celle que je suis devenue me ressemble.
Elle est ma deuxième chance.

Aujourd’hui, elle ne dit plus comme elle l’a toujours dit : « je suis sûre que je cherche quelque chose, mais je ne sais pas quoi », elle dit : « je me rapproche, je le sens. Et l’émotion me le confirme, me guide… ».

Elle a vécu l’expérience du coureur à pied, en six étapes :

Étape 1 : la course effrénée (ou le mal-être au travail)
Le coureur est pris dans la course. Ça va de plus en plus vite. Parfois, il a mal aux pieds, mal à la tête, mal au ventre, mais il continue. Parfois, il ralentit, puis repart et les maux sont de plus en plus rapprochés…

Étape 2 : la décision de changer (ou le questionnement)
Le coureur souhaite que ça s’arrête, mais ce n’est pas facile. Il freine et lutte contre la pression. Il a très mal aux pieds, ça chauffe. Ça peut durer des mois, des années…

Étape 3 : la récupération physique (ou la pause salvatrice)
Le coureur réussit finalement à s’arrêter. Il s’écroule…

Étape 4 : la résistance (ou le repositionnement)
Le coureur a récupéré. Il se relève, et là, il est très tenté de repartir dans le flux de la course car autour de lui, les autres continuent à courir très vite, de plus en plus vite. Il lutte pour ne pas être entraîné…

Étape 5 : l’ouverture (ou la réflexion)
Le coureur arrive à rester debout et à camper son choix. Il peut alors repartir en marchant tranquillement et surtout en prenant le temps de regarder en lui et autour de lui…

Étape 6 : le chemin (ou le projet)
Un chemin se dessine en marge du parcours de la course. C’est le sien…

Celle que je suis devenue est sur ce chemin. Il y a une montagne devant elle, mais c’est sa montagne. Aujourd’hui, elle en entame l’ascension. Ce sera sûrement long et pas toujours facile, mais ô combien passionnant ! »


Quatre ans plus tard, son projet de reconversion professionnelle a abouti.  

Ce parcours lui a demandé beaucoup de courage et de persévérance, mais l’épanouissement est au rendez-vous.



La majorité des projets de réorientation ne demande ni autant de temps ni autant d'énergie...

samedi 18 février 2012

Compétence-Incompétence





Remue-méninges, le principe de Peter


"Le Principe de Peter, également appelé « syndrome de la promotion Focus » de Laurence J. Peter et Raymond Hull est un principe satirique relatif à l'organisation hiérarchique. Il est paru originalement sous le titre The Peter Principle. (1969)

Selon ce principe, « tout employé tend à s'élever à son niveau d'incompétence ».
Il est suivi du « Corollaire de Peter » :« Avec le temps, tout poste sera occupé par un incompétent incapable d'en assumer la responsabilité. »


Principes de base :
  • Un employé compétent à un poste donné est promu à un niveau hiérarchique supérieur.
  • Un incompétent à un poste donné n'est pas promu à un niveau supérieur.

Corollaires 1 :
  • Un employé ne restera dans aucun des postes où il est compétent puisqu'il sera promu à des niveaux hiérarchiques supérieurs.
  • Par suite des promotions, l'employé finira (peut-être) par atteindre un poste auquel il sera incompétent.
  • Par son incompétence à ce poste, l'employé ne recevra plus de promotion, il restera donc indéfiniment à un poste pour lequel il est incompétent.

Corollaires 2 :
  • A long terme, tous les postes finissent par être occupés par des employés incompétents pour leur fonction.
  • La majorité du travail est effectuée par des salariés n'ayant pas encore atteint leur seuil d'incompétence ". Extrait de Wikipédia (Source)

Et si c'était faux ?

lundi 13 février 2012

Le mensonge ne paie pas...




L’œil de la mouche : élargir notre vision à 360°. 
Le berger qui criait au loup

(Fable d’Esope)

"Il était une fois un jeune berger qui gardait tous les moutons des habitants de son village. Certains jours, la vie sur la colline était agréable et le temps passait vite. Mais parfois, le jeune homme s’ennuyait. 

Un jour qu’il s’ennuyait particulièrement, il grimpa sur la colline qui dominait le village et il hurla : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! » 

A ces mots, les villageois bondirent hors de leurs maisons et grimpèrent sur la colline pour chasser le loup. Mais ils ne trouvèrent que le jeune garçon qui riait comme un fou de son bon tour. Ils rentrèrent chez eux très en colère, tandis que le berger retournait à ses moutons en riant toujours.  

Environ une semaine plus tard, le jeune homme qui s’ennuyait de nouveau grimpa sur la colline et se remit à crier : 
« Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! »

Une nouvelle fois, les villageois se précipitèrent pour le secourir. Mais point de loup, et rien que le berger qui se moquait d’eux. Furieux de s’être fait berner une deuxième fois, ils redescendirent au village. 

Le berger prit ainsi l’habitude de leur jouer régulièrement son tour… Et chaque fois, les villageois bondissaient sur la colline pour trouver un berger qui riait comme un fou !  

Enfin, un soir d’hiver, alors que le berger rassemblait son troupeau pour le ramener à la bergerie, un vrai loup approcha des moutons… 
Le berger eut grand peur. Ce loup semblait énorme, et lui n’avait que son bâton pour se défendre… Il se précipita sur la colline et hurla : « Au loup ! Un loup dévore le troupeau ! » 

Mais pas un villageois ne bougea… « Encore une vieille farce ! dirent-ils tous. S’il y a un vrai loup, eh bien ! Qu’il mange ce menteur de berger ! » 

   Et c'est exactement ce que fit le loup"


Quelle est la morale de cette histoire ?

jeudi 9 février 2012

Communiquer : s'exprimer



L’œil de la mouche : élargir notre vision, à 360°.
Communication,  la perte d’informations

Nous accumulons quantité de savoirs pendant nos études ou notre expérience professionnelle : les tables de multiplication, la liste des rois de France, la composition des roches, le système nerveux des souris, des langues étrangères, les équations du second degré, Racine, Molière et La Fontaine, les secrets de l'atome et ainsi de suite…

La seule chose que nous n’apprenons pas et qui est justement celle qu’il serait vital d’apprendre, c’est la manière de communiquer avec nos semblables. Nous sommes sans doute censés avoir ce savoir-faire en naissant...
 

Et pourtant, non ! Ce n’est pas un talent inné.

Expérience ci-dessous avec
un petit jeu entre amis. (cliquez sur "en savoir plus"...)


samedi 4 février 2012

Communiquer : décoder...




L’œil de la mouche : élargir notre vision, à 360°…
Le tout ou les parties...



Vous avez peut être reçu ce message intrigant qui circule sur la toile.

"Sleon une édtue de l'Uvinertisé de Cmabrigde, l'odrre des ltteers dans un mtos n'a pas d'ipmrotncae, la suele coshe ipmrotnate est que la pmeirère et la drenèire soit à la bnnoe pclae. Le rsete peut êrte dans un dsérorde ttoal et vuos puoevz tujoruos lrie snas porlblème. C'est prace que le creaveu hmauin ne lit pas chuaqe ltetre elle-mmêe mias le mot comme un tuot."

Le plus étonnant est, bien sûr, que nous puissions lire cette phrase et en comprendre le sens (malgré les fautes d’orthographe...)

Comment y arrivons-nous ?

Quelques remarques :
  • L'ordre des lettres est modifié, mais non la syntaxe, c'est à dire la manière dont les mots sont agencés et articulés dans la phrase pour produire du sens.
  • Quelques lettres sont déplacées mais la "forme" générale du mot est reconnaissable.
  • Donc, plus que chaque mot, c'est l'ensemble de la phrase (ou d'un segment de phrase) qui est compris comme un tout.
Des commentaires, des critiques et des explications Ici, et Ici

Qu'en pensez-vous ?