jeudi 31 mai 2012

Compétences, changement et métamorphose


Remue-méninges : de  la chenille au papillon.


Enfant, j'élevais des vers à soie. 

Si ça vous tente, vous pouvez essayer : procurez-vous des chenilles de Bombyx dans une magnanerie. 

Gavez-les de feuilles de mûrier. (Il vaut mieux avoir un mûrier près de chez soi, sinon, c'est un peu compliqué).

Quand les chenilles sont devenues très dodues, il se passe quelque chose : elles se mettent à jeûner. Puis à baver. Ce qui peut paraître dégoûtant, comme ça, à première vue. Mais pas du tout, car en fait, elles bavent de la soie.

Elles s'enroulent dans ce fil de soie, comme vous dans votre couette.

Et c'est là que le mystère commence. A l'intérieur du cocon de soie, la chenille se dissout. Elle disparaît et se transforme en une sorte  de bouillie de chenille qui ne ressemble à rien.

A partir de cette bouillie, peu à peu, s'élabore et se développe la chrysalide qui grossit, grossit et dont l'enveloppe finit par se fendiller pour laisser émerger le papillon...

Comment la bouillie de chenille peut-elle être "informée" de la morphologie du papillon à venir ?

Tout se passe comme si, dans cette métamorphose, la chenille dissoute avait une idée inconsciente, celle de la forme potentielle du papillon.

Souvent, au cours d'un bilan de compétences, 
quand je vois des transformations s'opérer, 
les personnes changer, 
passer du doute à la confiance en elles, 

se frayer de nouveaux chemins,  

je pense au petit miracle qu'est la naissance d'un papillon...



lundi 28 mai 2012

Licenciement et harcèlement


Remue-méninges. Les  salariés Kleenex, ça suffit !

J'ai rencontré, cette semaine, une femme désespérée.

54 ans, Française d'origine algérienne, courageuse et déterminée, elle  a entrepris, il y a quelques années, de compléter sa formation initiale par un Master 1 et un Master 2 en RH, qu'elle a obtenus, tout en travaillant.

Elle est chargée de formation, depuis longtemps, pour une grosse PME.

Avec un bon niveau de réflexion et un sens du devoir très (ou trop ?) développé, elle a donné tout ce qu'elle pouvait donner en temps et en énergie, bien qu'elle soit payée 500 € de moins que des nouvelles salariées, loin d'être aussi compétentes et diplômées qu'elle. 

Elle pensait que son investissement et son professionnalisme finiraient par être reconnus. Son travail est toute sa vie.

Depuis six mois, elle est placardisée, ostracisée, ses missions lui sont retirées une à une, elle découvre peu à peu que tout le service est monté contre elle par la responsable qui l'a choisie comme victime. Et pour finir, on lui a enlevé son ordinateur, sans explication, ni réponse à ses questions.

Cet enfer vient de se terminer par l'annonce de son licenciement économique (comme elle est irréprochable dans son travail, un licenciement pour faute n'a pas été possible).

Lors de l'entretien de licenciement, sa responsable lui a suggéré de "retourner travailler chez elle". Elle vit et travaille en  France depuis trente ans...

Le sentiment de sa valeur est anéanti, elle se sent niée, elle n'a même plus l'énergie de la colère, elle ne peut plus que pleurer.

Elle aurait du, bien sûr, anticiper ce licenciement et se donner les moyens d'une alternative. 
Peu de salariés menacés le font et nous rencontrons trop souvent, hélas, des personnes qui ont attendu le dernier moment pour entreprendre un bilan de compétences, qui ont enfoui leur tête dans le sable face au danger, en espérant passer au travers. 

Cette démarche aurait pu pourtant les aider dans une reconversion ou une mobilité choisies et leur éviter un effondrement. (Le FONGECIF recommande un bilan de compétences, avec un centre agréé, aux salariés en danger dans leur entreprise et qui souhaitent se repositionner en externe).

Une entreprise, en butte à des difficultés économiques, peut être  obligée de licencier, mais  le salarié dont on se sépare a droit à la dignité. 


Comment les responsables qui humilient et disqualifient cette femme peuvent-ils se regarder dans leur miroir le matin ? 

Qui leur a donné un permis de tuer en toute impunité ? 

Il y a des mots et des comportements qui blessent aussi sûrement qu'une balle.

Si vous êtes dans cette situation, n'attendez pas le dernier moment, anticipez!

mercredi 23 mai 2012

Qu'est-ce que la "FOAD" ?





Remue-méninges : la formation à distance

La FOAD...  

Encore un vocable de métier. Il faudra un jour s'interroger sur l'information aux usagers de la formation. Certains articles de presse, truffés de sigles, sont incompréhensibles pour ceux à qui elle est destinée : les salariés.

FOrmation A Distance... Savez-vous que vous pouvez l'utiliser et que son usage se répand ?

"Retrouver un travail, changer de voie professionnelle, pouvoir prétendre à une évolution dans son entreprise... les objectifs d'une formation à distance sont nombreux. On ne se lance pas dans pareille aventure sans avoir en tête la finalité de cette démarche. Vous êtes secrétaire de direction et désirez évoluer vers un poste de commerciale import/export. Une préparation en langue certifiée par l'examen du TOEIC, peut faire basculer votre carrière".

Pour en savoir plus, un article très bien documenté de Centre Inffo, Ici

Quels en sont les avantages ?
  • La plupart des formations courtes sont peu onéreuses, ce qui compte tout de même un peu, si vous devez les financer vous-même.
  • Salariés en activité et qui souhaitez réaliser une formation longue diplômante ou  qualifiante en CIF :  les chances de prise en charge financière seront meilleures si vous optez pour cette formule, puisque l'OPACIF n'aura à régler que les frais pédagogiques et les journées de regroupement, mais non votre salaire complet. (Ces formations se réalisent hors temps de travail). Dans la période actuelle de restrictions, c'est un élément à ne pas négliger.   
  • Comme son nom l'indique, vous pouvez la réaliser à distance (certaines journées de regroupement en présentiel sont cependant souvent prévues) et donc aménager votre emploi du temps et vos horaires à votre rythme, avec souplesse, tout en continuant à travailler et à toucher votre salaire. 
  • Pas de coupure dans votre activité professionnelle... et donc pas de risque de voir votre meilleure copain ou copine convoiter votre place dès que vous aurez le dos tourné.
  • Le choix de l'université ou de l'école : il n'y a pas de sectorisation géographique. Si, par exemple, vous habitez Paris et qu'une formation dispensée à Lille ou à Montpellier vous intéresse, vous pouvez y avoir accès.   
  • Le rythme de travail est individualisé. A vous de vous organiser... et d'être autonome . 

Quels en sont les inconvénients et les difficultés ?
  • La nécessité d'être très à l'aise avec l'informatique. 
  • La discipline, la persévérance, beaucoup de volonté et le sens de l'organisation : il est souvent difficile, sur la durée, de s'astreindre à deux heures d'études après une journée de travail.
  • La solitude : peu d'échanges, sauf informatiques, avec les autres étudiants ou les professeurs.
  • Bien choisir le diplôme est parfois une difficulté. Dans le doute, il vaut mieux se faire aider (bilan de compétences, conseils du CNAM lors des journées portes ouvertes en septembre...)
  • Il est recommandé d'être rôdé à la recherche d'informations sur le Web : en cas de problème ou d'incompréhension sur un sujet, vous ne trouverez pas beaucoup d'appui et il vous faudra chercher par vous-même.
  • La qualité des cours et la fiabilité de l'organisme de formation : vous trouverez de précieuses appréciations sur les forums. Le FONGECIF a établi des accords de partenariat avec certains organismes : c'est une garantie de qualité. Vous en trouverez la liste sur leur site.

Quelques pistes pour les formations


  •  Et, bien sûr, tous les moteurs de recherche ...

Bien peser le pour et le contre avant de se lancer dans une formation  longue à distance.

samedi 19 mai 2012

Réussir à échouer



L’œil de la mouche. "Faites vous-même votre propre malheur".

Paul Watzlawick. Éditions Points.


"Notre monde, bien près d'être submergé par le raz de marée des conseils prodigués par d'innombrables manuels et guides consacrés à la poursuite du bonheur, ne doit plus se voir refuser la bouée de sauvetage dont il a tant besoin. 

La connaissance des mécanismes et des processus produisant le malheur doit cesser d'être un secret jalousement gardé par la psychiatrie et la psychologie.

Certes, le nombre de ceux qui paraissent naturellement dotés du talent de fabriquer leur enfer personnel peut passer pour relativement élevé. Mais plus nombreux encore sont ceux qui, à cet égard, ont besoin d'aide et d'encouragement : c'est à eux que ce petit livre est dédié, dans l'espoir qu'il guidera leurs premiers pas après les avoir initiés.

Mais il n'entre pas seulement de l'altruisme dans mon entreprise - elle revêt aussi une importance politique et économique. Ce que les directeurs de zoo pratiquent dans leur modeste domaine, les gouvernements modernes tentent de l'accomplir à l'échelle nationale : confits dans la sécurité, il faut que les citoyens mènent une existence dégoulinante de bonheur du berceau jusqu'à la tombe.

(...) Être malheureux est certes à la portée du premier venu. Mais se rendre malheureux, faire soi-même son propre malheur sont des techniques qu'il faut apprendre : à cet apprentissage là, quelques coups du destin ne suffisent pas."

Vous voulez la recette ?  

Lisez ce petit livre caustique et distrayant qui vous mènera loin dans une réflexion sur les mécanismes du malheur, que nous sommes tous très habiles à mettre en œuvre...

mardi 15 mai 2012

La relation : jeux de pouvoir



Remue-méninges : devenir calife à la place du calife. 

Iznogoud possède presque tous les défauts existants : cruel, avare, égoïste, colérique et hargneux. Obsédé par l'idée de devenir « Calife à la place du Calife », il tente d'y arriver par tous les moyens, mais sans jamais y parvenir.
De petite taille, il est la terreur de presque tout Bagdad, qui le déteste. 

Le nom Iznogoud est la francisation de l'expression anglophone « He's no good » (il n'est pas bon).

Il y a toujours, ou il y a eu, ou il y aura un jour,  un "Iznogoud" dans notre entourage professionnel.

Son comportement est toujours justifié par le concept économique de "libre concurrence".

Ce qui mérite réflexion sur le sens que nous donnons à ce mot...

Le concept de concurrence, symbolisé par la déesse grecque de la discorde Eris, soeur d'Arès, dieu de la guerre, se présente comme une distorsion de celui d’émulation.

L'émulation est une situation de compétition, au sens sportif du terme, considérée comme bénéfique à chacun des rivaux, chacun cherchant à s'améliorer pour surpasser les autres. (Source)

Donc pour penser juste, il faudrait marquer la différence entre "concurrence" : "j'ai un ennemi, je lui fait la guerre pour l'éliminer et prendre sa place" - et "émulation" : "je peux l'emporter dans cette compétition par l'excellence et la qualité de mon travail".

Cette différence pourrait être illustrée par un exemple : 

Je vois passer un homme, qui me semble prospère, dans une belle voiture :
  • "Descends de là que je m'y mette" : concurrence sauvage et envie, tous les coups sont permis.
  • Vivement le jour où, par mon travail,  j'arriverai à m'offrir une voiture semblable : émulation et accomplissement de ses propres talents. 

 Rivalité mimétique ou développement de nos capacités, 
quel est notre moteur privilégié ?
 

vendredi 11 mai 2012

Une méthode de recrutement originale


L’œil de la mouche : comment recruter un ministre intègre...


Nabussan, roi de Sérendib, cherche un trésorier qui ne le vole pas. Il a du mal à en trouver un... 
Zadig, son conseiller, a une méthode de recrutement infaillible.

"Laissez-moi faire, dit Zadig; "vous gagnerez à cette épreuve plus que vous nе pensez." 

Le jour même іl fit publier, аu nоm du rоі, que tous сеuх qui prétendaient à l'еmрlоі de haut receveur des deniers de Sa Gracieuse Majesté Nabussan, fils de Nussanab, eussent à se rendre, еn habits de soie légère, lе рrеmіеr de lа lunе du Crocodile, dans l’antichambre du roi.

Ils s’y rendirent аu nоmbrе de soixante et quatre. On avait fait venir des violons dans un salon voisin : tout était рréраré роur lе bal, mais la porte de се salon était fermée, et іl fallait, роur у entrer, passer раr une petite galerie assez obscure.

Un huissier vint chercher et introduire chaque candidat l'un après l'autre par ce passage dans lequel оn lе laissait seul quelques minutes. 

Le roi, quі avait lе mot, avait étalé tous ses trésors dans cette galerie.

Lorsque tous les prétendants furent arrivés dans le salon, Sa Majesté ordonna qu’on les fit danser. Jamais оn nе dansa plus pesamment et avec moins de grâce ; ils avaient tous lа tête baissée, les reins courbés les mains collées à leurs côtés.

« Quels fripons ! » disait tout bas Zadig. Un seul d’entre еuх formait des pas avec agilité, lа tête haute, lе regard assuré, les bras étendus, lе corps droit, lе jarret ferme. « Ah l’honnête homme ! lе brave homme » disait Zadig.

Le rоі embrassa се bоn danseur, lе déclara trésorier, et tous les autres furent punis et taxés avec lа plus grande justice du monde ; саr chacun, dans lе temps qu’il avait été dans lа galerie, avait remрlі ses poches, et pouvait à реіnе mаrcher.

Le roi fut fâché роur lа nаture humaine que de ces soixante et quatre danseurs іl у eut soixante et trois filous. La galerie obscure fut арреléе lе corridor dе Іа Teпtatioп. 

On aurait, en Perse, еmраlé ces soixante et trois seigneurs ; еn d‘autres pays, оn eût fait unе chambre de justice qui eût consommé еn frais lе triple de l’argent volé, et quі n’eût rіеn remis dans les coffres du souverain ; dans un autre roуаume, ils se seraient pleinement justifiés, et auraient fait disgracier се danseur si léger.

A Serendib, ils nе furent condamnés qu’à augmenter lе trésor рublіс, саr Nabussan était fort indulgent."


... dansez, maintenant, messieurs les ministres !

Voltaire. Zadig. Contes philosophiques.

lundi 7 mai 2012

Elle en rêvait, elle l'a fait...



Non à la sinistrose : M'zelle Bulle.

M'zelle Bulle est arrivée chez nous sur le point de tout jeter par dessus bord : travail, salaire, confort, CDI...

Elle ne pouvait plus supporter les tensions dans son entreprise, un travail routinier et le manque de fantaisie et de créativité de son activité.

Nous avons fait un bout de chemin ensemble.

Et puis elle a continué...

Aujourd'hui, un an après, elle a réalisé la première étape de ses rêves, qui se concrétisent sans qu'elle se soit mise en danger.  




Bravo M'zelle et bonne suite !

samedi 5 mai 2012

La relation : on ne peut pas ne pas communiquer



Extrait de : "Une logique de la communication". 
P. watzlavick. (Points. essais.) 


L’œil de la mouche : relation et communication.

"Le comportement possède une propriété on ne peut plus fondamentale, et qui de ce fait échappe souvent à l'attention : le comportement n'a pas de contraire. Autrement dit, il n'y a pas de "non-comportement", ou, pour dire les choses plus simplement : on ne peut pas ne pas avoir de comportement.

Or, si l'on admet que, dans une interaction, tout comportement a la valeur d'un message, c'est-à-dire qu'il est une communication, il suit qu'on ne peut pas ne pas communiquer, qu'on le veuille ou non.

Activité ou inactivité, parole ou silence, tout a valeur de message.

De tels comportement influencent les autres et les autres, en retour, ne peuvent pas ne pas réagir à ces communications, et, de ce fait, eux-mêmes communiquer.

Il faut bien comprendre que le seul fait de ne pas parler ou de ne pas prêter attention à autrui ne constitue pas une exception à ce que nous venons de dire. Un homme attablé dans un bar empli de monde et qui regarde droit devant lui,  un passager qui, dans un avion, reste assis dans son fauteuil les yeux fermés, communiquent tous deux un message : ils ne veulent parler à personne, et ne veulent pas qu'on leur adresse la parole.
En général, leurs voisins "comprennent le message" et y réagissent normalement en les laissant tranquilles.

Manifestement, il y a là un échange de communication, tout autant que dans une discussion animée." 

Dans une relation, tout est communication, y compris le refus de communication...


mardi 1 mai 2012

Une plume et des poules...



Non à la sinistrose : aimez-vous les poules ?

Vous trouvez que l'atmosphère est pesante, que l'avenir n'est pas très souriant, vous êtes saturé de prédictions apocalyptiques et vous avez besoin d'un peu d'oxygène ?

Lisez ce petit livre...

Je connais Élise Rousseau depuis dix ans et j'aime :

  • son talent de plume, 

  • son authenticité, 

  • le chemin professionnel qu'elle a pris en accord avec ses choix de vie, 

  • sa gentillesse et son humour.

Vous passerez un bon moment avec "Tout pour ma poule", un des nombreux livres qu'elle a publiés. (Chez Delachaux et Niestlé)


Quatrième de couverture de son livre :

 

"Biographie de l'auteur

Journaliste et auteur d'ouvrages grand public et jeunesse sur le thème de la nature, de la biodiversité sauvage et des animaux domestiques, Élise Rousseau a toujours vécu entourée de coqs, poules, poulets, poulettes et poussins en tous genres. Littéraire et philosophe de formation, elle est engagée dans la protection de l'environnement et des races domestiques menacées depuis de nombreuses années.

 

Présentation de l'éditeur

Plus utile qu'un hamster, aussi affectueuse qu'un lapin, moins dépendante qu'un chien, plus drôle qu'un poisson rouge, la poule peut être un agréable animal de compagnie. 

Si vous êtes convaincu d'avoir des poules, ou si vous voulez approfondir vos connaissances sur le sujet, ce livre répondra avec précision et humour à toutes les questions que l'éleveur amateur se pose. 

Comment convaincre son conjoint d'avoir des poules ? Quelle race choisir ? Comment installer vos nouvelles pensionnaires ? Comment les choyer, les nourrir, les apprivoiser, vivre au quotidien en leur compagnie ? Quels sont les 400 coups que votre poule risque de vous faire voir ? A-t-elle trop froid, trop chaud, pourquoi a-t-elle la crête de travers, la plume en biais, pourquoi refuse-t-elle farouchement de quitter son nid, que faire quand elle s'évade chez le voisin, quand on la laisse un week-end ou pour les vacances ? Pourquoi une poule n'est-elle pas si bête qu'on le dit ? 

Enfin, pourquoi avoir une poule est un acte écolo qui contribue à protéger la biodiversité ? Dans "Tout pour ma poule", retrouvez les joies et les déboires quotidiens de l'amateur de poules et de ses protégées."

Un bain de fraicheur ! 

Bonne lecture...