dimanche 29 juillet 2012

Très bonnes vacances






soleil, repos, détente pour ce mois d'été...

Chaque nuage a sa bordure d'argent et le soleil revient toujours après l'orage

mardi 24 juillet 2012

Rôle social ou masque social ?



Remue-méninges : la "Persona".

La sagesse chinoise dit : "Il existe un cœur pour soi, un cœur pour les proches et un cœur pour les autres"...

La plupart de nos difficultés relationnelles et existentielles proviennent de la confusion que nous faisons souvent entre les trois.

Le cœur pour soi : là où nous sommes seuls à pouvoir dire "Je", et où personne ne peut le dire à notre place.
C'est avec nous-mêmes que nous passons le plus clair de notre temps, non ?...

Le cœur pour les proches : l'amitié, l'amour, l'attachement durable. Il est important, quel que soit le degré d'intimité, de ne pas se perdre dans l'autre ou de ne pas l'envahir : "J'ai froid, mets ton pull", dit la mère abusive, ou "moi, à ta place, je ferais ceci ou cela", dit l'ami bien intentionné. 
A la place de l'autre, si proche soit-il, il n'y a que lui.

Le cœur pour les autres : Nous sommes  "PDG", "Journaliste de mode", "Consultant en management", "Mère au foyer" ou "Voisin de palier" : c'est notre rôle social.
Mais si ce rôle devient notre seule réalité, si nous y adhérons au point de ne plus avoir de cœur pour nous, au point de nous confondre avec le regard des autres, apparaît la Persona, le "faux self", le masque social, village Potemkine de notre personnalité.
  
Le rôle peut être une protection et ressortir d'un code social : on ne se promène pas tout nu dans la rue, on ne livre pas ses sentiments intimes à tous les vents.

C'est ce qui permet de maintenir des relations courtoises en ne mélangeant pas les registres.

Mais derrière le rôle, il y a place pour une personne individuée, différenciée et reliée aux autres. 

Derrière la Persona, c'est moins sûr...

samedi 21 juillet 2012

S'orienter


Remue-méninges : comment trouver sa voie ?

Si nous sommes surpris par un grain, à la barre d'un petit voilier, nous avons besoin de la connaissance des vents et des courants, de celle du maniement du bateau et d'une boussole qui fonctionne.

Dans les perturbations actuelles, la connaissance du bateau est celle de notre mode de fonctionnement, la connaissance des vents et des courants est celle de l'environnement économique et socio-professionnel, la connaissance de la boussole est celle qui concerne nos motivations et nos valeurs, déterminantes dans nos choix d'orientation. 

Pour ne pas être ballottés comme une coquille de noix dans les vagues, nous ne pouvons nous passer d'aucune de ces connaissances.

Nous pouvons nous poser un certain nombre de questions et tenter d'y répondre :
  • Qu'est-ce qui me caractérise ?
  • Qu'est-ce que je réussis spontanément et facilement ?
  • Qu'est-ce que j'ai accompli avec succès et plaisir ?
  • Qu'est-ce que je veux ? A quoi ne puis-je pas renoncer ? 
  • Qu'est-ce qu'une activité qui ait du sens pour moi ?
  • Qu'est-ce qui me fait me lever le matin en envisageant la journée avec plaisir ?
  • Avec quel environnement ai-je des affinités ?
  • Cet environnement a t-il des besoins ? 
  • Qu'est-ce que je peux  apporter ? 
  • Y a t-il un fil conducteur dans tout ce que j'ai réalisé ?
C'est une première approche, qui prend un peu de temps et qui demande de l'analyse et de la réflexion.


Mais le temps passé à ces cogitations ne sera pas perdu.

La réponse à ces questions a de grandes chances de nous conduire au port...

jeudi 19 juillet 2012

Chômage de masse



L’œil de la mouche : un raz-de-marée de chômeurs...

D'ici la fin 2012, jusqu’à 60.000 postes seraient en sursis sur tout le territoire français, avec le lot de malheurs, de misères et de vies brisées qui accompagne les licenciements.


Faust avait vendu son âme au Diable en échange d'une vie de puissance et de possessions.


Les Hébreux en exil dans le désert avaient tourné le dos à leur dieu, sans nom et sans visage, pour idolâtrer Baal et lui offrir des sacrifices humains. 

Et nous ?  
Dans quel monde voulons-nous vivre ?


Le veau d'or est-il toujours debout ?
(Opéra de Gounod)

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Valeurs 

dimanche 15 juillet 2012

"Je ne peux pas changer". Est-ce bien vrai ?



Remue-méninges : changer ses représentations


"C'est plus fort que moi".

Marianne*, en recherche d'évolution de poste, se disait freinée par ses réactions au comportement d'une collègue. Elle trouvait ses émotions disproportionnées par rapport à leur cause mais ne pouvait parvenir à s'en détacher.

Elle a découvert sur Internet  des vues de la Voie lactée, notre galaxie.

Ces images n'ont pas supprimé son problème, mais elles ont remis le comportement de la collègue pénible à sa juste place.

Il faudrait penser plus souvent à la galaxie...

Supposons que l'image des petites poussières que nous sommes, perdues dans cette immensité d'années-lumière, sur ce gravier minuscule qui s’appelle la Terre, dans une banlieue perdue de la Voie lactée, nous permette de prendre du recul, de relativiser l’importance de contrariétés futiles et de changer de focale ?
 
Nos décisions de vie sont souvent prises en fonction de l'image que nous nous faisons du monde et de nous-mêmes. 

C'est pourquoi il vaudrait mieux ne pas s'accrocher à des idées ou des images erronées...

Des images erronées du monde :

Illustration avec un article très intéressant sur un blog du Monde

"Face à l'affirmation suivante – "le Soleil tourne autour de la Terre"
  • 29 % des personnes interrogées ont déclaré qu'elle était vraie, 66 % l'ont jugée fausse (ce qu'elle est),
  • et 4 % ne savaient pas ou ont refusé de répondre.
  • De la même manière, seulement 46 % des sondés ont dit que les électrons étaient plus petits que les atomes (réponse correcte), 29 % pensant le contraire et 25 % ne se prononçant pas.
  •  Il se trouve aussi 20 % de personnes pour croire que le sexe de l'enfant est déterminé par les gènes de la mère,
  • 23 % pour dire que les premiers humains ont cohabité avec les dinosaures,
  • 26 % pour penser que les lasers sont faits d'ondes sonores, 20 % pour estimer qu'Homo sapiens ne s'est pas développé à partir d'espèces antérieures (à comparer avec les 46% d'Américains qui partagent la même opinion),
  •  tandis que 17 % affirment que la Terre fait le tour du Soleil en un mois, au lieu d'un an".

Des images erronées de nous-mêmes :

L'esprit oppose une résistance aux changements de représentation. Cette persistance des perceptions qui semblent des évidences, ("le soleil se lève ou se couche, DONC il tourne autour de la Terre") est transposable en psychologie et dans l'idée que nous nous faisons d'un Moi immuable, DONC incapable de changer :
  • « Je n’ai pas le choix »
  • « C'est trop tard »
  • « J’ai toujours réagi comme ça »
  • « J’ai mauvais caractère » 
  • « Je n'y arriverai jamais ...»
  • « Personne ne m’aime »
  • « C'est de famille... ». 

Et si c'était aussi faux que le géocentrisme ?
Et s'il était urgent de changer de lunettes ? 

Et si c'était notre vision des choses qui nous enfermait dans un cercle vicieux ?
*Le prénom a été changé pour respecter la confidentialité


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Changement et métamorphose
 La double contrainte

jeudi 12 juillet 2012

Faire la chasse aux idées reçues

 
Les moutons de Panurge


L’œil de la mouche : idées reçues et ... partagées.

"L'expression « mouton de Panurge » désigne un suiveur : une personne qui imite sans se poser de questions, qui suit instinctivement ce que fait le plus grand nombre et se fond dans un mouvement collectif sans exercer son esprit critique ni seulement faire preuve de l'intelligence qu'on peut espérer d'un être humain, sinon d'un mouton.
Les moutons de Panurge sont invoqués pour fustiger l'esprit grégaire." Source

En son temps, Gustave Flaubert a répertorié les idées reçues de son époque.

Un petit extrait :

"Accident : toujours déplorable ou fâcheux.

Achille : ajouter "aux pieds légers" ; cela donne à croire qu'on a lu  Homère.

Actrices : la perte des fils de famille. Sont d'une lubricité effrayante, se livrent à des orgies, avalent des millions, finissent à l'hôpital.

Budget : jamais en équilibre.

Concurrence : l'âme du commerce. 

Dupe : mieux vaut être fripon que dupe.

Époque (la nôtre) : tonner contre elle. Se plaindre de ce qu'elle n'est pas  poétique. L'appeler époque de transition, de décadence. 

Évidence : vous aveugle, quand elle ne crève pas les yeux.

Félicitations : toujours sincères, empressées, cordiales, etc.

Gendarme : rempart de la  société.

Heureux :  en parlant d'un homme heureux : "Il est né coiffé." On ne sait pas ce que ça signifie, et l'interlocuteur non plus.

Imbéciles : ceux qui ne pensent pas comme vous.

Lumière : toujours dire : Fiat lux ! quand on allume une bougie.

Optimiste : équivalent d'imbécile. 

Poète :  synonyme noble de nigaud ; rêveur.

Quadrature du cercle : on ne sait pas ce que c'est mais il faut lever les épaules quand on en parle.

Religion (la) : fait partie des bases de la société.  Est nécessaire pour le peuple, cependant pas trop n'en faut. "La religion de nos pères", doit se dire avec onction.

Service : c'est rendre service aux enfants que de les calotter ; aux animaux que de les battre ; aux domestiques, que de les chasser ; aux malfaiteurs, que de les punir.

Terre : dire les quatre coins de la terre, puisqu'elle est ronde.

Visage : miroir de l'âme. Alors il y a des gens qui ont l'âme bien laide."


Il a été écrit en 1852.

Et si nous essayions de l'actualiser ?

Créatifs comme vous l'êtes, vous avez sûrement des idées pour 2012...

dimanche 8 juillet 2012

Pourquoi ?



Remue-méninges : de l'importance des questions.

Il n'existe pas forcément de réponse à nos questions. Peu importe, l'essentiel est de nous les poser...

Pourquoi les zèbres ont-ils des rayures? 
C'est une question qui mène loin. Pour un anthropologue connu, si les zèbres n'avaient pas de rayures, nous ne serions pas là pour en parler, ni vous, ni moi.

Pourquoi la nuit est-elle noire ? 
C'est une question qui nous mène encore plus loin. Jusqu'au mur de Planck, pour tout dire. Et ce n'est pas la porte à côté, je vous assure.

Pourquoi un CV DOIT-IL tenir sur une page ? 
Là, j'ai la réponse. Vous n'allez pas me croire :"Parce-que c'est plus facile à archiver." J'en suis encore pétrifiée de stupeur. Cette question ne nous mène pas aussi loin que le mur de Planck. Mais la réponse nous mène tout droit jusqu'à Pôle Emploi. C'est sûr.

Pourquoi y a-t-il de la vie plutôt qu'autre chose ? 
On a peut-être un début de réponse avec le boson de Higgs. A moins que ce ne soit le début d'un tas d'autres questions.

Pourquoi certaines personnes nous pourrissent-elles la vie ? 
Je ne sais pas.

Pourquoi nous pourrissons-nous la vie ?
Je ne sais pas non plus... Mais je cherche.

Je suis, en tous cas, certaine d'une chose : nous commençons à vieillir à partir du jour où les "pourquoi" disparaissent de notre vocabulaire.


Il y a comme un nœud, là, non ?
Pourquoi ?

mercredi 4 juillet 2012

Surmonter les difficultés

Le vilain petit canard ...

Remue-méninges : la résilience

En physique, la résilience est la propriété d'un matériau à retrouver sa forme après un choc. Par analogie, la résilience psychologique est la capacité à surmonter un évènement malheureux et à le dépasser.

Deux exemples :

Dans le conte d'Andersen, le vilain petit canard, est un mal aimé :
Une cane, dans sa couvée, trouva un caneton différent des autres et que tout le monde trouvait très laid : il n'avait rien de commun avec ses frères, il était gros, pataud, avait un grand cou, un grand bec, poussait des cris gutturaux au lieu des "coin-coin" habituels. Il souffrit mille morts et grandit seul, détesté de tous les canards qui se moquaient de lui et le tenaient à l'écart...

Pour Boris Cyrulnik, certains vilains petits canards sont résilients :
"Boris Cyrulnik a eu une enfance tourmentée et affirme que « s’il est psychiatre, c’est évidemment à cause de son enfance. Il faut avoir un compte à régler pour faire ce métier ».
 
Dans "Les vilains petits canards", il analyse la façon qu'ont des enfants maltraités de résister aux traumatismes de la vie. On dit couramment « qu’ils ou qu’elles s’en sont bien sortis » après avoir connu une terrible adversité" (...)

Il leur a fallu "trouver des issues possibles à savoir l’engagement affectif, social, intellectuel, la créativité artistique. Pour s’en sortir, il faut pouvoir bénéficier de mains tendues ou de tuteurs de résilience" (Pour en savoir plus...)

Le vilain petit canard du conte d'Andersen a eu cette chance. 
Le vilain petit canard, après avoir été chassé de partout, rencontra par hasard, dans une mare, un groupe de grands oiseaux qui lui firent fête : en se mirant dans l'eau et dans le regard de ses frères, il s'aperçut de sa grâce et de sa beauté... 


... n'était pas vilain, c'était un cygne !


Un jour, en visitant une grotte dans le Périgord, j'ai vu quelque chose d'extraordinaire. 

C'était une grotte très profonde, très haute de plafond. Au dessus, à la surface, poussait un chêne immense. 

Les racines de ce chêne avaient percé des mètres de plafond rocheux et traversé toute la hauteur de la grotte pour aller se planter dans le sol humide afin de trouver l'eau dont elles avaient besoin pour vivre.

Retrouver sa source, c'est peut-être ça, la résilience... 


dimanche 1 juillet 2012

Les compétences sociales



L'oeil de la mouche : de l'intérêt d'être aimable et serviable...


D'après Charles Perrault. Contes de ma mère l'Oye. Les fées.

Il était une fois, une veuve qui vivait seule avec ses deux filles.
L'aînée lui ressemblait, laide, désagréable et orgueilleuse.

La cadette, par contre, était aimable, souriante et belle. Mais elle était très malheureuse car sa mère, jalouse, ne l'aimait pas. Elle la faisait travailler toute la journée, sans arrêt.
- "Va chercher de l'eau à la source ! Et vite ! Dépêche-toi !"

Et la pauvre fille prenait un grand seau et allait loin jusqu'à la source. 

Un jour, pendant qu'elle puisait de l'eau, elle se retrouva face à une vieille femme pauvrement vêtue : 
- "Donne-moi à boire, ma belle !"
- "Mais volontiers, Madame, voici mon seau ! Buvez !"
- "Puisque tu es si aimable, pour te remercier, je vais  te faire cadeau d'un don. A chaque mot que tu diras, sortiront de ta bouche, des fleurs, des perles et des pierres précieuses".

De retour chez elle, comme tous les jours, elle se fit houspiller.
- "Pourquoi as-tu mis si longtemps, paresseuse !"
-" Excusez-moi ma mère, mais... » 

Et roses, perles et diamants de pleuvoir.
Plus elle racontait sa rencontre et plus se répandaient dans la cuisine des fleurs, des perles et des pierres précieuses.

La mère ne souhaitant pas que l'ainée fût en reste, voulut qu'elle allât à la source, elle aussi, recevoir un don de la vieille.
- "Moi, chercher de l'eau ? Il n'en est pas question !"
- "C'est un ordre et c'est pour ton bien, va !"

La fille aînée prit une toute petite cruche et partit, de très mauvaise humeur.
 
Arrivée à la source, elle rencontra une dame très élégante qui semblait l'attendre.
- "Petite, donne-moi à boire."
- "Si vous avez soif, servez-vous donc toute seule à la source, je ne suis pas votre servante !"
- "Pour te punir de tes mauvaises manières, je vais te fais un don : désormais de ta bouche ne sortiront, quand tu parleras, que crapauds et serpents".

Crapauds et serpents envahirent la maison, à son retour...

La mère, furieuse, s'en prit à sa plus jeune fille et la chassa de la maison.

En s'éloignant, en larmes, elle rencontra le fils du Roi qui, ému par tant de beauté et de merveilles, l'emmena dans son palais et l'épousa.


La morale de cette histoire ?
Compter jusqu'à dix avant de parler...