lundi 29 octobre 2012

Travailler dans la mode


Remue-méninges : comment transformer une addiction en métier.
  • Vous connaissez toutes les tendances de la mode, celles en cours et celles qui émergent.
  • Vous êtes à l'affut de tous les bons plans, toutes les nouvelles boutiques, les "Must have", les "It shoes", les "It bags", les "It girls" (au moins de nom...)
  • Vous savez repérer chez Zara et H&M toutes les nippes inspirées par les grands noms de la mode.
  • Vous sortez votre carte bleue en criant : "J'adore ! "J'en veux ! Là, tout de suite ! J'en veux !", à chaque nouveauté.   Vos placards débordent. 
  • Vous n'hésitez pas à vous jucher sur des talons de 12 cms, même pour aller au supermarché : le style d'abord.  
  • Vous avez de fréquentes discussions avec votre banquier qui se fait du souci pour vous.
  • Vous connaissez toutes les "vintageries" et les vide-dressing.
  • Vous aimez les sites de vente en ligne et vous passez des heures à les explorer.
  • Vous avez l’œil pour repérer les silhouettes branchées et vous émerveillez vos relations avec vos trouvailles et votre look.
  • Vous avez un important réseau de copines sur Facebook, Twitter, Instagram, Flickr, Tumblr... 
  • Elles vous demandent souvent votre avis et vous savez leur conseiller ce qui leur va.
  • Vous avez un blog mode ou vous avez des idées pour en créer un...
      
    En un mot, vous êtes une "Serial shopper"*, une "Fashion addict"*... Vous vous en sentez souvent un peu coupable. 

Et si c'était votre plus grande force ? Si vous en faisiez votre métier ?
"Personal shopper"*, qu'est-ce que c'est ?
"Personal shopper, styliste privé… Ces mots commencent peu à peu à se faire une place dans notre langage, mais peu d'entre nous savent réellement ce que cache ce concept en provenance directe des États-Unis… Afin d'éclaircir le mystère, nous avons rencontré un styliste privé, opérant pour un grand magasin et jonglant à la perfection avec les us et coutumes du luxe afin de satisfaire sa clientèle haut de gamme..."
Lire la suite de l'article de "Tendances de mode" : Personal shopper

Se livrer à la griserie de l'achat avec le compte en banque d'autrui, mais quel bonheur ! Et gagner sa vie en le faisant, c'est encore mieux, non ?

Toutes les conseillères en image, en relooking, en style, ne sont pas adonnées au luxe. 

Il en est qui conseillent aussi Madame Toulemonde et qui réussissent fort bien.

 Fiche métier
Quelques formations
http://www.emagister.fr/formation_personal_shopper-ek1000002421.htm

http://www.esmod.com/fr/index.html

*Je n'aime pas trop les anglicismes mais c'est le vocabulaire de la mode.

jeudi 25 octobre 2012

Revue de presse - Ressources... humaines




Non à la sinistrose : clin d’œil.

Grimace
Le cours d’Alcatel Lucent s’envole de plus de 6% à l’annonce de la suppression de 5490 emplois dans le monde (dont 1430 en France.)
Donc :
La valeur en bourse d’une entreprise est inversement proportionnelle au poids de sa masse salariale.

Je viens d’inventer un théorème là… 
A moins que je n’aie pas tout compris ?

Sourire
Le pilote d’un Boeing 747, son équipage et tous les passagers se détournent de leur vol et descendent à basse altitude pour repérer et aider à sauver un navigateur solitaire en détresse.

Grimace
Dans mille ans, les hommes ressembleront à ça. Les femmes aussi, sans doute.
L'homme du futur
Ce n’est pas très grave, dans mille ans nous ne serons pas en âge de convoler.

Sourire 
Les langues indo-européennes, parlées du Sri-lanka à l'Islande, dont bien sûr le Français, auraient leur berceau en Anatolie (Turquie actuelle).

Notre espèce, qui peuple aujourd'hui toute la terre, descendrait d'un petit groupe de 10000 émigrants africains.

Qui donc est - ou n'est pas - entré dans l'histoire ? 

Sourire ou grimace ?
On vient, paraît-il, de découvrir un énorme gisement de pétrole au large de la Guyane française, aujourd'hui en proie à la frénésie des orpailleurs qui saccagent l'écosystème au mercure.
Question : or jaune, or noir, manne économique ou désastre écologique ?


A suivre...
Vous pouvez alimenter la revue si le cœur vous en dit.

dimanche 21 octobre 2012

Sommes-nous libres de changer ?


Remue-méninges : libre arbitre ou déterminisme ?

Un dialogue.

L'UN : -"Je crois qu'on ne peut pas changer : nous sommes déterminés par notre héritage génétique". (Ou la position des astres à notre naissance, ou l'intervention de la providence, ou le karma, ou tout ce qu'on voudra.)

L'AUTRE : -"Vous croyez que nos actes, nos choix et notre destin sont prédéterminés ?"

L'UN : -"Bien sûr !".

L'AUTRE : -"Vous conviendrez qu'il y a, de par le monde, des personnes qui croient au libre-arbitre alors que d'autres croient au déterminisme ?"

L'UN : -"Oui, mais..."

L'AUTRE : -"Donc, si je comprends bien votre point de vue, entre ces deux croyances, libre-arbitre ou prédétermination, vous choisissez - librement - d'être déterminé ?"

L'UN : .... (Silence radio et tempête sous un crâne.)


 C'est une dialectique qui peut s'appliquer à toutes les croyances détentrices de Vérité universelle.
(La majuscule à "vérité" est mise là, exprès.)
 

mercredi 17 octobre 2012

Réseaux d'échanges de savoirs



Remue-méninges : l'intelligence collective et le lien social.

Une grande partie de notre existence est axée sur la progression individuelle dans notre profession ou sur la course à l'emploi. 

Pourtant, il va falloir nous habituer à l'idée qu'une carrière de quarante ans, dans la même entreprise ou dans la même fonction, c'est fini...

De plus en plus, de plus en plus souvent, le parcours professionnel fera alterner des périodes d'activité et des périodes de formation ou d'activités différentes.

Ne mettons donc pas tous nos œufs dans le même panier et imaginons ce que nous pourrions faire dans les intervalles entre deux contrats de travail (ou en parallèle de notre travail).  

Faisons quelque chose de ces phases de transition, utilisons-les, au lieu de les subir avec angoisse :
  • Garder une activité, qui nous maintienne en lien utile avec le tissu social.
  • Donner et recevoir... 
  • Nous ressourcer avec un mode de fonctionnement qui mette l'accent sur la coopération, plus que sur la compétition forcenée.
  • Ne pas perdre nos compétences qui pourraient très vite devenir obsolètes, faute de les utiliser.
  •  Ne pas laisser inutilement de "trous" dans notre CV...

 Les réseaux d'échange réciproques de savoirs, 
qu'est-ce que c'est ?
 Pour en savoir plus :

Et s'il n'en n'existe pas près de chez vous, vous pouvez en créer un... 

vendredi 12 octobre 2012

Cibler, viser et mettre dans le mille...


L’œil de la mouche : "Le Zen ou la pratique chevaleresque du tir à l'arc".

Connaissez-vous ce petit livre, écrit il y a plus de cinquante ans par E. Herrigel, et best-seller mondial ?
Il développe l'idée que pour parvenir au geste parfait, ou à l'action parfaite, pour que la flèche atteigne sa cible, il faut beaucoup de pratique et être totalement dépourvu d'intention égotiste.

"L'archer n'a pas conscience de lui-même comme d'un être occupé à atteindre le centre de la cible devant lui. Et cet état de non-conscience ne s'obtient que lorsque l'archer, parfaitement vidé et débarrassé de son ego, ne fait plus qu'un avec l'amélioration de son habileté technique (...)

C'est donc par la toute-puissance de sa présence d'esprit, non troublée par une volonté d'intention, si déguisée soit-elle, que l'homme, dégagé de toute connexion, doit pratiquer un art quelconque.  Mais pour qu'il puisse s'insérer en parfait oubli de soi-même au processus de la réalisation formelle, il faut que la pratique de l'art soit préalablement amorcée."
Le Zen dans l'art chevaleresque du tir à l'arc.E. Herrigel.  Edition DERVY

C'est quelque chose qui peut arriver à tous ceux qui possèdent et maîtrisent leur métier - que ce soit un métier manuel ou intellectuel - et qui se retrouvent en état de forte mobilisation.
Les psychologues appellent cet état d'esprit (mais sans doute plus un état d'être que d'esprit) : le flow.

Le flow
Le flow, littéralement le flux en anglais, est l'état psychique atteint par une personne lorsqu'elle est complètement immergée dans ce qu'elle fait, dans un état maximal de concentration. 

Cette personne éprouve alors un sentiment d'engagement total et de réussite. Ce concept, élaboré par le psychologue Mihaly Csikszentmihalyi, a été repris dans des domaines variés et nombreux, du sport à la spiritualité en passant par l'éducation et la séduction. Dans les versions françaises des textes de Csikszentmihalyi, on trouve indifféremment les termes de «flux», d’«expérience-flux», d’«expérience optimale» ou de «néguentropie psychique» (version française de "Mieux vivre", traduite par Claude-Christine Farny, en 2005)
Wikipedia

Que ressentons-nous en état de Flow ?
  • Un sentiment de maîtrise/contrôle de l'activité et d'absorption cognitive. Les paroles ou les actes coulent de source et la volonté du moi est en arrière plan : "ça" se passe...
  • Une perception altérée du temps, qui disparaît. Le sentiment d'être intensément immergé dans le moment présent.
  • L'absence de préoccupation à propos de soi : en même temps habiter son discours ou son action et être totalement centré sur l'autre ou sur la tâche.
  • Un sentiment de bien-être et d'aisance fluide.  
C'est une expérience que chacun peut faire, avec la maîtrise d'une pratique et une forte concentration qui mobilise toutes les aptitudes, connaissances, savoir-faire et agir, en état de synergie totale. Il n'y a plus d'adhérences, d’inhibitions, d'hésitation, de timidité. C'est peut-être l'équivalent psychique de la supraconductivité en physique des matériaux...

Dans la pratique du tir à l'arc, l’œil, la flèche et la cible ne font plus qu'un.

lundi 8 octobre 2012

"Hérisson ou paillasson" ?



Remue-méninges : sommes-nous un "paillasson piétiné" ou un "hérisson irrité" ?

Vous êtes l'assistante d'un directeur commercial. A 16 heures, il vous donne les éléments pour traiter la réponse à appel d'offres d'un gros client, qui doit être postée au plus tard à 9 heures le lendemain matin, sous peine d'être invalidée. C'est un travail qui demande beaucoup d'attention.

Vous êtes restée trois fois cette semaine jusqu'à 20 heures pour finaliser des dossiers urgents. Aujourd'hui vous devez absolument partir à 18 heures et vous en avez informé votre manager.

Il déboule dans votre bureau : il vient d'obtenir un rendez-vous avec un prospect intéressant pour le lendemain à 9 heures. Il lui faut absolument une présentation sur PowerPoint et il vous demande de modifier l'actuelle en vous donnant les lignes directrices.

Première option : paillasson piétiné.
Vous dites : "Je vais m'arranger" et vous passez une partie de la nuit sur les deux urgences.
Mais le lendemain matin, épuisée, vous gémissez auprès de vos collègues : "Tu ne sais pas la dernière ?", "Il me prend pour son esclave !", "Il est brouillon et mal organisé",  etc.
C'est l'enfant soumis** en vous qui a accepté.

Deuxième option : hérisson irrité.
Vous entrez en ébullition et en éruption : "Il n'en est pas question !", "Je ne suis pas une machine !", "C'est toujours la même chose !"
C'est l'enfant rebelle** en vous qui a refusé.

Troisième option : vous remettez le singe sur ses épaules.*
"Nous allons avoir là un problème de priorité : vous préférez que je termine la réponse à appel d'offres ou que je prépare votre présentation ? Je ne peux pas faire les deux".
C'est l'adulte** qui a parlé.
 
L'autre n'a sur nous que le pouvoir que nous voulons bien lui donner.

 Pour aller plus loin

*La métaphore du singe
**Les états du moi

mercredi 3 octobre 2012

Rumeurs, ragots et médisances


L’œil de la mouche : les trois tamis. (Attribué à Socrate, sans certitude.)

Un jour quelqu'un vient voir Socrate et lui dit :
– "Écoute Socrate, il faut que je te raconte comment ton ami s'est conduit.
– Attends ! As-tu d'abord passé ce que tu veux me dire à travers les trois tamis ?
– Des tamis, quels tamis ?
– Vérifions si ce que tu as à me dire résiste au filtre de ces trois tamis". 

"Le premier est celui de la vérité. As-tu contrôlé si tout ce que tu veux me raconter est vrai ?
– Non, je l’ai entendu raconter et... 
– D'accord. Mais bien sûr, tu l’auras fait passer à travers le deuxième tamis ?".

"C’est celui de la bonté. Ce que tu veux me raconter, si ce n’est pas tout à fait vrai, est-ce au moins quelque chose de bon ?
– Non, ce n’est pas quelque chose de bon, au contraire...
– Essayons alors de nous servir du troisième tamis".

"C'est celui de l'utilité. 
Est-il utile de me raconter ce que tu as envie de me dire ?
– Utile ? Pas précisément"...

"Si ce que tu as à me dire n’est ni vrai, ni bon, ni utile, je préfère ne pas le savoir, et quant à toi, je te conseille de l’oublier".

Si nous utilisons la méthode de Socrate, nous risquons bien d'assécher et de stériliser la conversation lors des diners en ville (ou autour de la machine à café), non ?


C'est peut-être pourquoi Socrate, 
ce dangereux trublion,
cet agitateur d'idées, 
a été condamné à boire la cigüe...