lundi 28 avril 2014

Vrais leaders, faux leaders



Remue-méninges : les faux leaders

"Développez votre leadership", "comment devenir un leader en six leçons" etc.  C’est le nouveau mantra, le "sésame ouvre-toi" de tous les succès.

L’idée sous-jacente à l'administration de toutes ces potions magiques est qu’avec un peu de travail et trois jours de formation, tout un chacun pourra devenir un leader. Au risque d'en donner l'illusion en appliquant les "trucs" du trickster, du faux leader.

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un leader ?  
Un chef ?  Un meneur ?  Un entraîneur ?  Un booster d’énergie ? Un catalyseur de compétences ? Un visionnaire ? Un homme d’action ? Un influenceur ? Un innovateur ? Un facilitateur ? Un médiateur ? Un séducteur ? Un beau parleur ? Une figure d’autorité ?

On entend généralement le leadership comme la caractéristique d’une personne charismatique qui sait influencer, qui maîtrise la magie du verbe, qui entraîne l’adhésion à sa vision et la décision dans l’action, qui est capable de mobiliser les énergies et d’instaurer une synergie pour atteindre un objectif, qui a une idée claire des actions à entreprendre, qui soulève l’enthousiasme, qui suscite l'admiration ou l'estime.

Bref une personnalité saillante, associée à  la notion de pouvoir… (ou de puissance, ou d'autorité, ce qui n’est pas la même chose).

On remarquera qu’il n’existe pas de traduction française pour ce concept, à part celle de "meneur", qui ne recouvre pas toutes les nuances du terme.

Gandhi et Mandela étaient des leaders, Hitler aussi…

Qu’est-ce qu’un faux leader et comment le reconnaître ?
Le faux leader se reconnait à certaines particularités. Il est important de les identifier afin de ne pas se laisser entraîner à marcher au pas cadencé derrière un joueur de flûte séduisant, au narcissisme triomphant.

Ce qui permet d'identifier un faux leader :
  • La conviction de détenir la vérité, l’unique, la seule, sans l’ombre d’un doute. 
  • La certitude d’être entouré d’incompétents stupides.
  • Beaucoup d'énergie au service d'un égo surdimensionné, inflationniste et impérialiste, au centre de toutes ses pensées et actions. 
  • Le désir de se servir au lieu de servir, un individualisme exacerbé. 
  • L’ambition frénétique d’être admiré et de dominer qui prévaut sur l'attention à l'entourage. 
  • La vantardise infantile, sans remise en question et sans réflexion sur soi. 
  • Le besoin incoercible de s’écouter parler.
  • L’absence d’exemplarité. 
  • Une colonne vertébrale très souple, la fin justifiant tous les moyens. 
  • La manipulation perverse, à base de séduction et de disqualification.
  • Le mensonge décomplexé, qu'il nomme stratégie.

L’image positive d’un vrai leader s’obtient en inversant ces caractéristiques  

Empathie, sympathie chaleureuse et authentique.
Ego solide, confiance en soi, mais respect des autres.
Autorité légitimée par le comportement.
Capacité à mobiliser et à motiver en donnant des signes de reconnaissance. 
Aptitude à ne pas se laisser emporter par ses émotions.
Capacité à se remettre en question et à déléguer, mais aussi à décider.
Ambition et vision collective partagée, sur le long terme.
Sens des responsabilités et respect des engagements. 
Exigence au moins aussi forte envers soi qu’envers le prochain.
Valeurs humaines qui commandent les orientations mais qui n’aveuglent pas…

jeudi 24 avril 2014

Génération Z... Et après ?




L’œil de la mouche : 
et après, c’est l’Apocalypse ?

La génération Y est déjà périmée.

Voici l’avènement de la génération Z.

L’histoire ne se répétant jamais, parait-il, quand nous aurons terminé d’épeler tout l’alphabet, nous tomberons dans un trou de l'espace-temps où il ne nous restera plus que les yeux pour pleurer.

Savourez ce "scoop"

Quelque chose a du m'échapper : l'intervalle générationnel s'étrécit, pendant que la durée de vie s'allonge...
Y aura-t-il bientôt six générations par siècle ? 

mardi 22 avril 2014

Savoir dire merci.




L’œil de la mouche : « Le prix s’oublie et la qualité reste »

M* a 50 ans. Il est arrivé en France à 20 ans, venant d'une région très déshéritée à l'autre bout du monde. Depuis sa naissance, il n’a connu que des galères. Avec une incroyable persévérance et une immense générosité enracinée dans sa culture, il a assuré les frais d’éducation et les études de tous ses frères et sœurs restés au pays, pris bénévolement, dans sa commune, la présidence d’une association d’aide aux immigrés, poursuivi des études de droit jusqu’à un Master 2 obtenu, fondé une famille, le tout en poussant des chariots dans un aéroport, par nécessité, pendant 30 ans, car il ne trouvait pas de travail correspondant à son niveau d'études. Non, il n'y a pas de discrimination en France, pays de l'égalité et de la fraternité...

Et il y a un an, il a décidé d’entreprendre un bilan de compétences en espérant améliorer ses perspectives d’avenir pour ne pas pousser des chariots jusqu'à sa retraite et pour que ses enfants soient fiers de lui.

Il a obtenu le financement d’une formation d'un an en CIF, pour devenir Responsable Qualité. Il a mené cette formation à bien, malgré une fracture du bras, la charge de travail en alternance et les perturbations familiales engendrées par ce lourd investissement.

C’est une personne riche de qualités humaines, de volonté, d’intelligence, dépourvue d'aigreur, pour qui la solidarité n'est pas un concept abstrait : elle est une réalité inscrite dans ses actes, au quotidien.

Il m’a adressé hier ce petit mot :
Bonsoir Monique,
J’espère que tu te portes bien avec tous tes proches. Une bonne nouvelle. Je viens de bénéficier d’une promotion interne et j’intègre la Direction Qualité du Groupe. Tu es pour quelque chose dans ma réussite. Tu fais partie de ma vie professionnelle et de ma vie.
Cordialement
M*

Je suis, bien sûr, très touchée, mais je n’ai fait que servir de miroir à toutes ses possibilités, à son énergie et à sa confiance dans la vie. C’est à lui-même qu’il doit d’abord sa réussite. 
*Le prénom est anonyme par respect de la confidentialité.

Au fil du temps et des rencontres, j’ai remarqué ceci : ce sont les personnes qui savent dire "merci" qui viennent le plus souvent à bout des difficultés rencontrées.

lundi 14 avril 2014

Le goût du pouvoir



« Le pouvoir corrompt. 
Le pouvoir absolu corrompt absolument. » 
(Machiavel. Le prince.)


Et si c’était le contraire ?

Et si le pouvoir attirait surtout les hommes corruptibles ?


A approuver ? A discuter ? A nuancer ?