vendredi 25 juillet 2014

Le pouvoir des souhaits




" Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches..."


 Et puis voici ce que nous vous souhaitons :

Un mois d'août paisible et serein, loin du bruit et de la fureur. 



lundi 21 juillet 2014

Décrypter l'information.


L’œil de la mouche : jusqu’ici tout va bien…

Catastrophes en série à la Une de magazines à grand tirage, le 19 juillet 2014

"Crash en Ukraine"

"Crashes de la Malaysia Airlines : une famille maudite"

"Pacte de responsabilité : les effets sur l’emploi seraient très limités"

"Marseille : un troisième homme tué par balle en une semaine"

"Vaucluse : mort d’un bébé laissé dans une voiture"

"Gaza : l’offensive terrestre fait 51 victimes  
palestiniennes"

"Gaza, un enfer à ciel ouvert"

"Fusillade dans le métro à Paris"

"Collision de deux trains, la signalisation au cœur de l’enquête"


Du sang et des larmes.
Mais, devinez quoi ? Tout n’est pas perdu.

Wall Street termine en hausse
" Malgré un flot de mauvaises nouvelles géopolitiques, la Bourse de New York a nettement rebondi vendredi, notamment grâce aux bons résultats de Google."


Je me presse de rire de tout de peur d'être obligé d'en pleurer.
Beaumarchais.

mardi 15 juillet 2014

"C'est vraiment trop injuste".


L’œil de la mouche :  le bouc émissaire.
"Un mal qui répand la terreur,
Mal que le Ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Peste (puisqu'il faut l'appeler par son nom)
Capable d'enrichir en un jour l'Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
On n'en voyait point d'occupés
A chercher le soutien d'une mourante vie ;
Nul mets n'excitait leur envie ;
Ni Loups ni Renards n'épiaient
La douce et l'innocente proie.
Les Tourterelles se fuyaient :
Plus d'amour, partant plus de joie.
Le Lion tint conseil, et dit : "Mes chers amis,
Je crois que le Ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune ;
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
Peut-être il obtiendra la guérison commune.
L'histoire nous apprend qu'en de tels accidents
On fait de pareils dévouements :
Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
L'état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
J'ai dévoré force moutons.
Que m'avaient-ils fait ? Nulle offense :
Même il m'est arrivé quelquefois de manger
Le Berger.
Je me dévouerai donc, s'il le faut ; mais je pense
Qu'il est bon que chacun s'accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse".
"Sire", dit le Renard, "vous êtes trop bon Roi ;
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
En les croquant beaucoup d'honneur.
Et quant au Berger l'on peut dire
Qu'il était digne de tous maux,
  Étant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le Renard, et flatteurs d'applaudir.
On n'osa trop approfondir
Du Tigre, ni de l'Ours, ni des autres puissances,
Les moins pardonnables offenses".
Tous les gens querelleurs, jusqu'aux simples mâtins,
Au dire de chacun, étaient de petits saints.
  L’Âne vint à son tour et dit : "J'ai souvenance
Qu'en un pré de Moines passant,
La faim, l'occasion, l'herbe tendre, et je pense
Quelque diable aussi me poussant,
Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
Je n'en avais nul droit, puisqu'il faut parler net".
A ces mots on cria haro sur le baudet.
Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
Qu'il fallait dévouer ce maudit animal,
Ce pelé, ce galeux, d'où venait tout leur mal.
Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
Manger l'herbe d'autrui ! Quel crime abominable !
Rien que la mort n'était capable
D'expier son forfait : on le lui fit bien voir.
Selon que vous serez puissant ou misérable,
Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir."
La Fontaine. Les fables. Livre VII. 
Les animaux malades de la peste.

lundi 14 juillet 2014

Sur quoi comptez-vous ?


L’œil de la mouche : sur quoi pouvez-vous compter ? 

Sur vos doigts ? Rien n'est moins sûr...
J’ai onze doigts.
Un, deux, trois, quatre, cinq. Et sur l’autre main, à l’envers : dix, neuf, huit, sept, six.
Cinq et six, onze…

Mais non, j’en ai neuf ! 
Premier, second, deuxième, troisième, quatrième, cinquième, sixième, septième, huitième, neuvième…


Et si vous comptiez sur vous ?

lundi 7 juillet 2014

La vie obstinée



Remue-méninges : pourquoi  j’alimente ce blog.

J’ai une conviction ancrée dans des années d'accompagnement en formation initiale et continue, dans la rencontre de milliers de personnes qui se cherchaient, dans une réflexion incessante sur ce qui permet  - ou non - de tendre vers un sentiment d'accomplissement :
  • Je n’adhère pas au crédo du « tout génétique » programmé, ni à celui des scénarios de déterminisme et de destins tracés d'avance.
  • Chacun a en lui une force de réalisation qui veut obstinément s’exprimer, comme une plante "veut" sortir de terre. Quand cette force en est empêchée, la dépression ou la somatisation s’installent, tout comme la plante pousse de travers, bonsaï naturel, si elle ne peut aller vers la lumière.
  • Dans ce roman qu'est chaque vie, l'avenir n’est pas écrit. La vie est création permanente, elle s’invente, tout au long de l’histoire de chacun.
  • Le chemin est parfois barré et la source obstruée. Mais le plus souvent, sauf accident grave, ce qui empêche l'expression de ce désir de réalisation de soi, ce sont les croyances et les représentations.

J’ai croisé la route de quantité de personnes qui souffraient dans leur travail : un chanteur de Rap bouddhiste qui ne trouvait pas de public, une aventurière sac au dos qui voulait le poser quelque part mais ne savait ni où ni comment, des ambitieux aux dents longues terrassés par un burnout, des "petites mains" engluées dans la routine, des polytechniciens allergiques au management, des assistantes de direction Bac +5 et trilingues cantonnées dans cette activité, faute de mieux, des journalistes pleins d'amertume sur les dérives de leur métier, des cadres de 50 ans licenciés qui ne se voyaient plus d'avenir, un Président Directeur Général de grand groupe réduit à vendre des nappes sur les marchés...

Et j’ai pu constater qu’une démarche de réflexion et de dialogue "socratique" pouvait venir à bout de leurs difficultés à être et à devenir.

Je voudrais, en écrivant ces billets, transmettre cette conviction et peut-être semer quelques graines qui fleuriront. Il faut peu de choses, parfois, pour ouvrir des portes : un pas de côté, une autre façon de réfléchir ou de ressentir, un regard bienveillant sur soi-même.

La période que nous vivons est à la fois difficile et foisonnante de possibilités. Mais pour saisir ces opportunités,  les vieilles recettes ne fonctionnent plus. Il nous faut impérativement penser autrement.

Aujourd’hui, je souhaite me donner le temps de mettre en forme et en mots ce que j’ai vu, appris et compris de toutes ces rencontres et le partager largement. C'est la raison d'être de ce blog.

Il est le fruit de mon expérience et, tout autant, de l'expérience de ceux qui ne croyaient plus en eux, qui ont réussi à sortir d'une impasse et qui m'ont enrichie de leur histoire de vie et de leurs talents.  

Merci à eux.