lundi 24 novembre 2014

Le CDI précaire....



Remue-méninges : de plus en plus fort...
 « Pour réussir à échouer, faire plus de la même chose.»

Une question existentielle 
 l’économie est-elle au service de l'Homme ?
Les hommes sont-ils esclaves de l’Économie ?

Une brillante idée
Le chômage galope. 
Afin de faciliter les embauches, instaurons une période d’essai de trois ans pour les salariés en CDI.

Je ne l'ai pas inventée, c'est ici 


Quand le CDI sera vidé de son sens, il sera enfin possible de se passer des hommes et les remplacer par des robots non syndiqués.

 OUF !
Plus de code du travail.
 Voilà un poids en moins.


Comment résoudre un problème par l'absurde.

vendredi 21 novembre 2014

Et le singe devint... nous.



L’œil de la mouche : pour mettre un peu de rire dans votre prochain week-end.

L’hiver, la grisaille, le froid, la morosité, les épidémies, les guerres et les massacres, les taches solaires, la pollution et le marasme économique, les catastrophes annoncées et des lendemains qui pleurent… 

Vous êtes dans le même état que moi ? Vous en avez assez ?
Voici de quoi doper votre dopamine. 
« Il y a un million d’années, un neutron perdu, errant parmi les espaces infinis, frappait le fœtus d’une guenon juste là où il fallait pour qu’il perdit sa queue et sa joyeuse humeur et commençât à calculer sa retraite des cadres… »

…« Et le singe devint con ».


« Cavanna se sert de l’humour comme d’une massue préhistorique, pour abattre tous ces monstres nommés imbécillité, égoïsme, racisme, crédulité, mesquinerie… Il tape fort, pour notre plus grand plaisir, et c’est avec des éclats de rire qu’on applaudit le travail de l’athlète ».
Jean-Pierre Enard. Quatrième de couverture.

En vingt-cinq leçons magistrales, les origines et le développement de l’humanité racontés et dessinés par Cavanna.

L'aurore de l'humanité
…Et le singe devint con. 
Cavanna. Le livre de poche.

lundi 17 novembre 2014

Etes-vous un numéro ?



Remue-méninges : des comptes et des hommes.

Tout chiffrer, tout quantifier, tout catégoriser.
Les statistiques règnent en maître.
 Les données en masse effacent les histoires de vie.

Peut-on compter les hommes ?
Peut-on dissoudre les singularités dans l'anonymat des chiffres ?

A partir du moment où on compte les hommes,
Ils ne comptent plus.


Attention !
Ils ne veulent pas compter pour du beurre. 
Ne pas les prendre en compte est dangereux.
 Il deviendra vite impossible de compter sur eux.
Il vaudrait mieux compter avec eux.

Pour aller plus loin : 
"On ne gère que par ce qui est mesurable, alors que précisément, le plus important est souvent non mesurable".  

 Le travail invisible. Enquête sur une disparition.

lundi 10 novembre 2014

Malchance ou "mauvais oeil" ?



Remue-méninges : le ver de terre et l'étoile.

Malveillance : disposition d'esprit à l'égard de quelqu'un, qui conduit à le juger défavorablement, à lui vouloir du mal. Antonyme de bienveillance.

Malchance : adversité, déveine, guigne, infortune, poisse, tuile...

Qui n’a jamais été l’objet de remarques, d'actions malveillantes ou de mauvais coups du sort ?

La pensée magique attribue la malchance au "mauvais œil", sort jeté par le regard d’esprits envieux, qui porte malheur. Elle propose de s’en protéger à l’aide de gris-gris, d’amulettes, ou de rituels

Il arrive, en effet, que la malchance provienne de malveillance traduite en actes et de l'intervention d'autrui. Mais elle peut aussi avoir pour origine la loi aléatoire des séries, l'effet du hasard, des décisions erronées de notre part, notre propre tache aveugle... ou une combinaison de ces causes. 

Il est des solutions plus efficaces, pour s'en prémunir, que de se livrer à des pratiques chamaniques. Nous pouvons combattre les coups du sort par des actions positives, créatives, constructives, par une compréhension lucide de notre propre responsabilité, par de la bienveillance sans naïveté envers nous-mêmes et envers autrui. 

Et si nous sommes l'objet d'une malveillance active, nous pouvons renforcer notre propre estime en sachant déterminer, après réflexion, ce qui est soi et ce qui est non-soi.

Différencier soi et non-soi : c’est le principe même du mécanisme de défense et de développement biologique, de la cellule à l’homme. Ce mécanisme de défense immunitaire joue aussi au plan psychologique. Lorsqu'un envieux cherche à nous atteindre, ne faisons pas nôtre son regard malveillant. Il nous envie ? C’est sans doute que nous avons, à ses yeux, quelque chose d’enviable...

«Il est aisé de réduire à des termes simples la valeur précise de la célébrité : celui qui se fait connaître par quelque talent ou quelque vertu se dénonce à la bienveillance inactive de quelques honnêtes gens et à l'active malveillance de tous les hommes malhonnêtes. Comptez les deux classes, et pesez les deux forces.» 
Maximes et pensées. Chamfort.

Chamfort était un grand pessimiste. Oui, les envieux malhonnêtes existent et oui, ils peuvent être nuisibles. Mais leurs actions nous feront moins de tort si nous ne les laissons pas nous entamer et si nous les prenons pour ce qu’elles sont : la marque d’un manque à être chez la personne qui envie et qui cherche à nuire.  

L'envie commence souvent par de l'admiration. L'autre, l'objet d'envie, est - ou possède - ce que l'envieux n'est pas ou ce qu'il n'a pas. 

Quelqu'un nous "admire" ? Prudence. L'estime est préférable à l'admiration car admirer signifie "lever les yeux vers". Le lombric qui lève la tête vers une étoile trouve rapidement la position inconfortable.
L'envieux aussi et le croche-patte suit de près le torticolis... 

La vigilance, la juste confiance, sans vanité satisfaite des louanges et sans dénigrement de soi, permet de contrer les actes malveillants ou de les rendre inoffensifs en les anticipant avec lucidité.

L’autre n’a sur nous que le pouvoir que nous voulons bien lui donner.