lundi 30 mars 2015

Cherchez l'erreur




L’œil de la mouche : arrêtons le massacre !

Au hasard d'une heure de lecture sur le Net

"Elle n'a pas voulu caché sa relation." (Cacher).

« Je m'en réjouie. » (Réjouis).

« Après avoir annoncé son opération sur les réseaux sociaux, la toile s’est empressée de clamer qu’en faite, elle n’en avait pas besoin. » (En fait).

« En guise de bilan, le chef de l’État revendique de n'avoir pas nuit aux Français. » (Nui).

« Les organisations ne sont pas des sociétés en grandeur réduite. Ce sont des artefacts, des créations de l’homme pour l’homme. Elles n’ont rien de naturelles. » (Naturel).

« Elles dépassent chacun de ses membres et, ce faisant, explique que le tout, l’organisation, ne se réduit pas à la somme de ses parties, les personnes qui la composent. » (Expliquent).

« Car le président n'entend toujours rien, sourd aux déceptions de ses électeurs autant qu'à celles de ses "fidèles" que le journal a rencontré. » (A rencontrés).

Quelques outils en ligne, faciles à utiliser

lundi 23 mars 2015

Uberiser ou être uberisé ?


Développer son esprit critique, compétence essentielle...


L’Ingénu en Gaule : de l'utilité de la prospective

La langue française s’est enrichie ces temps-ci, d’une nouvelle expression : « Se faire Uberiser ». Elle a de l’avenir…

Cette expression renvoie à l’initiative de la société Uber, qui concurrence le monopole des taxis en créant une activité de VTC (voiture de tourisme avec chauffeur) en pleine expansion.

« Tout le monde commence à craindre de se faire Uberiser. C'est l'idée qu'on se réveille soudainement en découvrant que son activité historique a disparu... Les clients n'ont jamais été aussi désorientés ou inquiets au sujet de leur marque et de leur modèle économique » déclare Maurice Lévy, patron de Publicis.
"On se réveille soudainement"...

Explication de texte :
« Se faire Uberiser » = s'endormir sur le rôti, au chaud, béat, pattes en rond ?

mercredi 18 mars 2015

A lire d'urgence.



L’œil de la mouche : « Temps glaciaires », le dernier roman de Fred Vargas.

Un fantastique télescopage dans l’espace-temps : on saute de Robespierre, Danton, Fouché et Desmoulins, prenant la parole à l’ombre de la guillotine lors d’une reconstitution costumée et secrète de la Convention qui fait revivre la terreur, à une île gelée en Islande, hantée par des fantômes et des cannibales, sans perdre le contact avec des règlements de comptes familiaux actuels et sanglants.

Le fil qui relie ce grand écart entre fantastique et prosaïsme, passé et présent, folie et rationnel,  qui permet de trouver le bout de cette « pelote d’algues » sous-marine embrouillée qu’il faut démêler, c’est le commissaire Adamsberg, « pelleteur de nuages », intuitif lunaire, marcheur tendre et détaché, avec des fulgurances illogiques qui le conduisent droit à l’assassin, tapi au cœur de cette intrigue.

Vargas, inoubliable et inclassable, qu’il serait dommage de cantonner au « Rom Pol ». Elle a le génie d'une petite musique unique et envoutante qui ressemble à une drogue très addictive : une fois qu’on y a goûté, on ne peut plus s’en passer…

Vivement le prochain !