lundi 31 août 2015

Le bûcher des vanités




Développer son esprit critique, compétence essentielle...
 
L'ingénu en Gaule : le syndrome de la sati

Vous revenez de vacances reposés, pleins d’énergie pour affronter les défis et les tensions de la vie moderne et vous vous rebranchez sur le flot continu des nouvelles du monde. 

Un grand coup sur l’occiput pour vous remettre vite dans le bain, avec un gros titre partout :  
« L’univers se meurt à petit feu ».

Nul ne sait ce qu’est exactement l’univers, ni d’où il vient, ni de quoi il est fait, s’il est fini ou infini, s'il est unique ou s'il existe des "multivers", ce que sont la matière noire et l’énergie noire, sans parler du boson de Higgs et du chat de Schrödinger.

Malgré tout, les quotidiens de la presse en ligne vous le disent en chœur,
"L’univers se meurt à petit feu".

No future.
 DE-FI-NI-TI-VE-MENT.

Qu'est-ce qui peut bien inciter des conférences de rédaction à sélectionner ce type d'information et à publier ce genre d'article ?


Hypothèse et analogie
La sati est le nom donné au sacrifice traditionnel d'une veuve hindoue qui se jetait dans le bûcher crématoire de feu son époux pour l'accompagner vers l'au-delà. 
(Elle s'y jetait ou elle y était un peu poussée, lorsqu'elle manquait  d'enthousiasme.)

Le modèle économique de la presse est mal en point et son avenir, peu assuré.  
Elle craint de disparaître.

 A tant faire que de disparaître, que sa disparition soit spectaculaire et qu'elle ne soit pas solitaire.
Nous voilà tous poussés dans une somptueuse et grandiose sati universelle.

"L’univers se meurt à petit feu".
...
"Lorsque l'ancien meurt et que le nouveau ne peut pas naître, pendant cet interrègne, on observe les phénomènes morbides les plus variés".
Gramsci.

jeudi 6 août 2015

La raison et la folle du logis



Développer son esprit critique, compétence essentielle...

L’ingénu en Gaule : quelques sujets d’étonnement

Contradiction
Pour contrer les kamikazes, certains  pays rétablissent la peine de mort, très dissuasive pour les aspirants au suicide.

Contradiction
Fièrement athées, nous avons banni du firmament les Dieux des religions révélées. Mais un clou chassant l’autre, nous les avons remplacés par un autre Tout-Puissant que nous idolâtrons : « la pompe à Phynances » (Ubu Roi d'Alfred Jarry et titre du blog de l'économiste atterré Frédéric Lordon, Le Monde diplomatique).

Ceci n’est pas une contradiction, c’est une soustraction. 
Notre ministre du travail ne veut pas inverser la courbe du chômage, il veut diminuer le nombre de chômeurs.
Il a raison, il ne faut pas se moquer de lui. Puisque la politique de l’offre a échoué et qu’elle ne génère pas d’offres, il faut rééquilibrer les statistiques et les colonnes de chiffres. Pas d’emplois ? Diminuons le nombre de chômeurs  en les radiant, ces tire-au-flanc.

Ceci n'est pas, non plus, une contradiction, c'est l'aboutissement logique d'une logique comptable.
La Grèce est trop pauvre pour rembourser les intérêts de sa dette qui alimentent les fonds de pension et assurent les revenus de certains retraités européens. 
La seule solution, évidente, c’est de punir et de mettre au pas les Grecs pauvres qui ne veulent plus payer. Rendons-les encore plus pauvres, pour leur apprendre à vivre. Quand il n’y en aura plus et qu’ils seront tous morts de faim, il deviendra possible de s’entendre, d’égal à égal, avec les Grecs riches, qui sont tout de même, soyons clairs, nettement plus civilisés.

Contradiction
Comment comptabiliser dans le PIB les énormes revenus générés par la drogue et la prostitution, tout en nous drapant dans la morale pour condamner ces activités ?

Et pour finir
Coucou, le revoilà, pile au moment où il commençait à nous manquer. Pour Jacques Séguéla, nouvelle pythie de Delphes, même un clochard peut économiser 1500 euros pour s'acheter la Rolex dont il rêve. Les clochards rêvent tous de compléter leur tenue avec une Rolex, c'est bien connu.

Nous, sociétés développées et fières de l'être...