mardi 23 février 2016

La relation client et l'art du dialogue



Billet d’humeur

 L’intelligence artificielle, ce n’est pas pour tout de suite…
Échange de courriers surréalistes avec le service de relations clients de Scoop.it, (plateforme de curation qu'au demeurant, j'apprécie beaucoup...)

De mémoire, un dialogue de sourds avec le service maintenance de la plateforme.

1/ Moi
Bonjour,
les  billets de mon blog « Parlez-moi de vous » que je partage régulièrement sur Scoop.it, affichent, depuis deux semaines, la présentation de mon activité sans que je l’aie demandé. J'aimerais que cette présentation n'apparaisse pas et que seul le billet de blog concerné soit affiché.
Merci de votre réponse et de me dire si cela vient de chez vous ou s'il y a quelque chose que je puisse faire.
Cordialement
Monique Mattera

1bis/Charlotte
Bonjour Monique,
Merci pour votre mail.
Vous pourrez trouver sur notre aide en ligne les informations au sujet du partage sur les réseaux sociaux: 

2/ Moi
Bonjour et merci pour votre réponse rapide, mais malheureusement, elle ne répond pas à ma question : d'où provient l'affichage de mon profil sur Scoop.it ? 
Je vous joins une capture de page de mon topic Scoop.it. Je n'ai pas demandé le texte que vous pouvez voir à droite de l'image et son insertion sur Scoop.it est récente. Pouvez-vous veiller à ce qu’elle soit supprimée ?
Merci de votre aide, je ne peux pas laisser ces informations professionnelles affichées, elles ne sont plus toutes d'actualité.
Cordialement
Monique Mattera

2bis/ Charlotte
ReBonjour Monique,
D'après ce que j'ai pu trouver ce post provient du site: http://parlez-moidevous.blogspot.fr/.
Pour information, Scoop.it est une plateforme de publication par curation ce qui signifie que nous ne sommes pas les éditeurs du contenu publié sur notre site Internet. Cependant, nous avons le plus grand respect pour les auteurs et les copyrights. Car en effet, sans créateurs, pas d'information, pas d'art et bien sûr pas de web!
Il vous faut contacter le propriétaire pour demander la suppression de l'article si celui-ci vous porte atteinte. Sans réponse de la part du propriétaire, il vous faut nous fournir l'URL de ce post afin que l'on puisse le supprimer. Dans ce dernier cas merci d'ajouter en copie du mail  l'adresse copyright@scoop.it pour que l'on puisse supprimer ce post.
Cordialement,
Charlotte
Customer Success Team

3/ Moi
Bonjour Charlotte,
je crois que je me suis mal fait comprendre. Je suis propriétaire et administrateur du blog "Parlez-moi de vous".
Je publie un billet de blog par semaine sur Blogger et je le diffuse, entre autres, sur un de mes deux topics de Scoop.it.
J'ai moi-même supprimé les deux derniers posts diffusés sur votre plateforme car Scoop.it y a inséré une présentation de mon activité que je ne demandais pas et dont j'ignore la provenance. Cette présentation n'est plus d'actualité. (CF mon mail d'hier avec capture de la page.)
Je vous demande simplement de supprimer la présentation de mon activité, de faire le nécessaire pour que seul le billet de blog hebdomadaire soit édité et de remédier à ce dysfonctionnement, qui est récent : votre service de maintenance a peut-être fait des modifications ?
Merci d'avance
Cordialement
Monique Mattera

3bis/Charlotte
Bonjour Monique,
Pour supprimer un post il me faut son URL exacte. Pourriez-vous me la fournir ? Je vous remercie par avance.
Cordialement,
Charlotte
Customer Success Team

4/Moi
Bonjour Charlotte,
S'il vous plaît, relisez mon mail… JE NE VOUS DEMANDE PAS DE SUPPRIMER LE POST. Je vous demande de bien vouloir corriger une anomalie que vous pourrez voir très facilement sur le dernier billet de blog que je viens d’éditer à nouveau sur Scoop.it pour que vous puissiez constater le dysfonctionnement. Cette présentation de mon activité n'est pas souhaitable, merci. (URL jointe...)
Cordialement
Monique Mattera

4bis/Charlotte
Bonjour Monique,
Le post a été supprimé de notre base.
Je vous souhaite une bonne journée
Cordialement,
Charlotte
Customer Success Team 


.....

"Customer Success Team".

Si Charlotte n’est pas un robot, je suis inquiète pour elle.
Si Charlotte est un robot, je suis inquiète pour nous.

lundi 15 février 2016

Le progrès et ses limites





Développer son esprit critique, compétence essentielle...

L’ingénu en Gaule : Dieu ! Quel progrès !

Au nom de Dieu et de la Vérité, nous commettons allègrement un certain nombre d'atrocités, depuis que nous, les hommes, nous nous tenons debout.

Au nom de la déesse Raison et de la Vérité, depuis le siècle des Lumières, nous nous employons à biffer le nom de Dieu pour arrêter ces atrocités.

État des lieux :
La nature, paraît-il, a horreur du vide.

Après avoir biffé la Cause première,
nous avons mis le hasard à la place de Dieu.

Nous avons mis les mathématiques à la place de Dieu.

Nous avons mis les sciences exactes, objectives, à la place de Dieu.

Nous avons mis le néant d'avant le Big-Bang, celui du point zéro, à la place de Dieu. 
Comme le néant est une notion un peu gênante (dès lors qu'on le nomme, ce n'est plus le néant), nous avons décrété qu'il n’existait pas et nous avons marié un océan de virtualités hypothétiques à la "particule de Dieu", le boson de Higgs.

 Nous avons mis les quatre forces fondamentales de l'univers à la place de Dieu. 

Nous avons mis notre génome à la place de Dieu.

Nous avons mis les signaux électriques de notre cerveau et de nos neurones à la place de Dieu.

Nous avons mis le numérique et les algorithmes à la place de Dieu.

Nous avons mis les statistiques économiques à la place de Dieu.

Nous avons mis la main invisible des marchés et le trading à haute fréquence à la place de Dieu.


Chemin faisant, tout en biffant, nous avons occupé la place vacante du Dieu que nous avons banni et c'est en notre nom que nous trucidons, écrabouillons et piétinons joyeusement nos semblables.

C'est un progrès...

dimanche 7 février 2016

Qu'est-ce qu'un être humain ?



Remue-méninge : " Tout enfant qui ne devient pas ce qu'il peut être, c'est Mozart qu'on assassine". Saint-Exupery.  


Les progrès de la science et de la médecine ont considérablement augmenté l’espérance de vie et le confort quotidien des occidentaux.

Sommes-nous pour autant devenus plus humains ?

Qu’est-ce qu’être un être humain si ce n’est se soucier d’abord de tous les enfants du monde ? Les enfants sont l’avenir de l’humanité, c'est un truisme. Et pourtant, quel monde leur léguons-nous ? Quel présent et quel futur leur donnons-nous ? De quels progrès nous glorifions-nous dans notre aveuglement ?

Comment accepter que des enfants soient noyés, massacrés, bombardés, séparés de leurs familles et lancés seuls sur les routes du monde ? Comment supporter qu’ils aient peur, faim, qu'ils soient mutilés par des mines antipersonnel camouflées en jouets, qu’ils soient pieds nus dans le froid et la boue, qu’ils soient vendus comme des marchandises, que notre priorité absolue ne soit pas de tous les protéger et de donner à chacun la sécurité et la possibilité de se développer normalement ? Comment se résigner à ce que nous les inscrivions dans la colonne "pertes" de nos statistiques ? 

Nous ne devrions pas tolérer que même un seul d’entre eux subisse autant de misères pendant que nous nous prélassons dans l’abondance…

Où sont nos priorités ? Avons-nous définitivement perdu le nord en accordant de l’argent et des profits aux entreprises qui les exploitent ? En mettant l’accent sur nos progrès matériels, notre croissance économique et notre sécurité tout en détournant notre regard de tant de souffrances ?  

Chez nous, les compagnies d'assurance indemnisent les accidentés en fonction de leur rentabilité. La perte et le décès d'un adulte actif "vaut" plus que le décès accidentel d'un enfant qui est moins "rentable", car il ne participe pas au PIB. Voilà le signe le plus sûr de la folie qui atteint nos sociétés dites développées.

Ne pas assurer inconditionnellement la survie de tous les enfants est un crime contre l'humanité. La protection de leurs conditions de vie et de leur santé devrait être le premier et le principal souci de la collectivité mondiale.  

Ouvrons les yeux sur ce que nous faisons.


La déclaration des droits de l'enfant de 1959 inscrit ce principe dans une charte éthique universelle.

Est-elle respectée ? Est-elle même connue de tous ? 
Est-elle contraignante pour les signataires ?
S'inscrit-elle dans des actes ?
Au vu de l'actualité, on peut en douter...
La charte des droits de l'enfant